LA LETTRE DE L'ORT - n°27

État des lieux de la logistique en Picardie

 

 

Ce qu'il faut retenir

·         Un parc d'entrepôts > 500 m² autorisés entre 1984 et 2003 d'environ 2,7 millions de m²

·         Un essaimage de la logistique sur l'ensemble du territoire dans une logique principalement mono-modale·

·         Un développement logistique principalement endogène, au service de l'économie locale

·         Un taux d'emplois logistiques (hors transport) représentant 6,1 % de l'emploi total de la région

·         Un dispositif de formation solide mais non unifié et peu lisible

·         Un déficit d'offre multimodale à court et moyen termes

·         Un projet structurant, le canal Seine-Nord-Europe, pouvant offrir, s'il est bien appréhendé, un nouveau souffle de développement logistique

 

un développement diffus des implantations ...

La Picardie et les régions voisines

Avec 3,3 millions de m² bâtis, la Picardie fait partie des régions moyennement dotées en surfaces d'entreposage.

La Picardie représente approximativement 3 % des surfaces mises en chantier en France entre 1980 et 2005.

 

La région Picardie se trouve au contact de 2 régions logistiques majeures : l'Ile de France (5 fois plus de surfaces construites) et le Nord Pas-de-Calais (2 fois plus de surfaces construites)[1].

 

La région Centre, (5,3 millions de m² construits) a bénéficié d'un fort développement de la logistique, notamment dans le département du Loiret autour du pôle d'Orléans.

La région Haute-Normandie est particulièrement dotée en surfaces d'entreposage liées à la fonction portuaire (Le Havre et Rouen).

 

Les densités construites par km² soulignent essentiellement la saturation proche ou avérée des pôles logistiques de l'Ile de France ; cette saturation ayant d'ores et déjà bénéficié aux départements de l'Oise (Picardie) et du Loiret (Centre).

 

Zoom régional sur les surfaces autorisées

L'analyse des surfaces autorisées supérieures à 500 m² entre 1984 et 2003 en Picardie[2] met en évidence que la région ne dispose pas d'un pôle logistique majeur mais, qu'à l'inverse, la logistique s'est largement diffusée sur l'ensemble du territoire.

[1] Les commercialisateurs considèrent que l'axe Lille, Paris, Lyon et Marseille (et notamment ces 4 grands pôles) concentre 80% des transactions en immobilier logistique.

[2] Les surfaces autorisées ne sont pas forcément les surfaces mises en chantier car une autorisation ne débouche pas forcément sur une construction. Un permis de construire (valable 2 ans et renouvelable 1 an) peut rester "lettre morte". De plus, la limite à 500 m² peut sembler faible pour observer la dynamique purement logistique car les surfaces les plus petites peuvent être destinées à d'autres fonctions (transport, commerce de gros, etc…). 

La première "zone" logistique, la vallée de l'Oise, représente seulement 11 % des surfaces bâties. Dans cette vallée, "Paris-Oise" constitue la seule plate-forme dédiée à la logistique de Picardie (site spécifiquement étudié pour l'accueil  d'établissements spécialisés dans la logistique). Ensuite, 10 "zones" représentent environ 39 % des surfaces et enfin les 50 % restants sont essaimés sur l'ensemble du territoire.

Un essaimage au gré de la demande

D'autres régions françaises ont connu un développement logistique beaucoup plus concentré sur certains pôles. Par exemple, en Rhône-Alpes, l'Isle-d'Abeau concentre 35 % des surfaces logistiques de la région. Dans la région Centre, le développement logistique s'est largement concentré autour d'Orléans.

 

Aujourd'hui, on recense en Picardie quelques 20 zones accueillant des activités logistiques. Toutes, à l'exception de "Paris-Oise", sont des zones mixtes accueillant à la fois des activités logistiques et industrielles. La logistique s'est préférentiellement développée sur des zones à proximité des échangeurs autoroutiers. A ce titre, l'A1 fait office de vecteur logistique (zone de "Paris-Oise", zone de Roye, plus récemment le parc d'activités Haute-Picardie…). Le territoire dans son ensemble doit faire face à un essaimage de la logistique qui peut paraître préjudiciable à plus d'un titre :

·         une faiblesse pour la représentativité du territoire en dehors de ses frontières (difficile promotion en l'absence de zones logistiques emblématiques) ;

·         un mitage de l'espace et une consommation foncière accrue ;

·         un manque de synergie (l'effet d'entraînement et l'offre de services associés au développement logistique sont plus difficiles à obtenir) ;

·         un frein à la massification des flux de marchandises sur des modes autres que le transport routier et à la desserte des zones logistiques en transport en commun.

… et susceptible de se poursuivre dans les années à venir

Des programmes importants

Le travail d'identification[3] des projets logistiques des investisseurs / promoteurs montre que 600 à 700 000 m² d'entrepôts sont projetés, dans le sud de l'Oise et de l'Aisne, le long de l'A1 (projet Panhard développement de 112 000 m² sur Haute-Picardie) et de l'A16, notamment autour de Beauvais (projet PROLOGIS de 2 fois 100 000 m²).

 

Ces mètres carrés projetés équivalent, au rythme actuel, à 10 ans de commercialisation et approximativement au quart du parc logistique des locaux supérieurs à 500 m² de la Picardie. Il s'agit d'un programme très important et particulièrement ambitieux eu égard au développement logistique passé.

Néanmoins, la plupart de ces projets sont lancés "en gris"[4], c'est-à-dire que leur réalisation effective est soumise à la demande d'un ou plusieurs chargeurs ou prestataires. Le risque est donc limité pour l'investisseur.

[3] Un programme "en gris" consiste à faire l'ensemble des démarches administratives (obtention du permis de construire…) sans pour autant construire le bâtiment. La construction est réalisée si la demande est effective. A l'inverse un programme "en blanc" consiste à construire une plate-forme sans savoir a priori qui sera l'occupant.

[4] Travail non exhaustif en raison des difficultés d'identification des projets et de leur évolution rapide en fonction des tendances du marché et du positionnement des acteurs de l'immobilier. De plus, les mètres carrés logistiques projetés sur les plates-formes de Seine-Nord-Europe ne sont pas comptabilisés (de l'ordre de 100 hectares, selon les dernières estimations de VNF, soit environ 350 000 m² bâtis).

 

Un territoire accueillant notamment pour les activités provenant d'Île-de-France

L'effet conjoint d'une raréfaction foncière et d'une augmentation des coûts du foncier en Ile-de-France entraîne une remontée vers le nord des investisseurs, la Picardie offrant des atouts indéniables : réserves foncières importantes, coûts moindres et une bonne desserte des infrastructures de transport. Il est fort possible qu'un effet d'entraînement soit aussi à l'origine de l'intérêt soudain des investisseurs pour la Picardie.

 

Le principal enseignement à tirer de ces projets est, qu'à l'instar des années passées, ils sont développés dans une logique mono-modale sur l'ensemble du territoire, notamment le long de l'A1 et dans le sud de l'Oise. Dès lors, dans ce scénario "fil de l'eau", l'essaimage logistique pourrait se poursuivre à la faveur de l'attrait de la Picardie pour un grand nombre d'investisseurs.

une demande principalement endogène ...

La logistique au service de l'économie locale…

Le premier critère d'implantation d'un prestataire logistique en Picardie est la passation de contrats avec un ou plusieurs chargeurs. En règle générale, le prestataire logistique loue des surfaces d'entreposage en lien avec ses contrats et ajuste son besoin en immobilier en fonction de leurs évolutions (croissance des flux des clients, obtention de nouveaux clients, remise en cause de certains contrats…).

Les prestataires logistiques implantés en Picardie et rencontrés au cours de l'étude qualifient la demande logistique comme principalement endogène, c'est-à-dire émanant des chargeurs Picards. A ce titre, la logistique industrielle, très présente en Picardie, s'installe préférentiellement à proximité des sites de production ; les prestataires ne sont jamais très loin de leurs clients (CITRA ou HOUTCH à Saint-Quentin). La logistique est principalement une fonction au service de l'économie locale.

Toutefois, bien qu'il existe encore un potentiel d'externalisation auprès des chargeurs picards, les prestataires implantés en Picardie sont plus dans une logique de concurrence sur des appels d'offres tournants (redistribution des contrats entre 2 et 3 ans). Le second souffle du développement logistique est donc plutôt lié à des demandes exogènes de chargeurs sous réserve qu'ils trouvent en Picardie un positionnement adapté à leurs flux.

…Mais des territoires soumis à une demande exogène

Historiquement, l'Oise est un département accueillant une demande logistique exogène notamment en lien avec le puissant voisinage que constitue la région Ile-de-France. En effet, certains chargeurs non picards, bénéficient en Picardie d'un positionnement géographique permettant, d'alimenter, à proximité un vaste foyer de consommation tout en maîtrisant les coûts d'implantation et la relative saturation du marché logistique francilien. Plus récemment, le sud du département de l'Aisne a bénéficié de cette dynamique de remontée vers le nord de la logistique francilienne. A l'avenir, le développement du canal Seine-Nord-Europe pourrait constituer un effet d'entraînement important sur les demandes d'implantations exogènes en lien avec la logistique des conteneurs entre les portes d'entrées maritimes et les foyers industriels et de consommation.

L'étude réalisée par l'Association de Villes du Grand Bassin Parisien montre la hausse croissante des surfaces de plus de 10 000m²en Picardie, phénomène encore accentué sur la période 2000-2004.

Un taux d'emplois logistiques supérieur à la moyenne

En France, l'emploi logistique est évalué par le SESP[6] à 737 000 salariés[7] équivalent temps complet (hors transport et hors fonctions supports, par exemple : secrétariat, comptabilité…). La logistique représente, au niveau national, 3,8 % de l'emploi total (hors agents de la fonction publique d'Etat).

Selon la même méthodologie, la Picardie compte 31 200 emplois logistiques, soit 6,1 % de l'emploi total de la région. L'Oise est le premier département en termes d'emploi, il concentre 45 % de l'emploi logistique de la région.

Les principales zones d'emplois logistiques de la Picardie sont Amiens (3 700 emplois), Compiègne (3 200 emplois), Roye, Beauvais et Saint-Quentin (environ 2 000 emplois logistiques chacune). A noter que Compiègne et surtout Roye sont des zones à forte spécificité logistique puisque cette activité représente respectivement 11 et 25 % de l'emploi total de la zone.

 

Des études (réalisées en Rhône-Alpes, en PACA, en Nord Pas-de-Calais) ont montré que la logistique générait en moyenne entre 40  et 60 emplois pour 10 000 m² bâtis. Cette moyenne cache des disparités importantes d'un établissement à l'autre selon les métiers et tâches pratiqués au sein de l'entrepôt.

Les logisticiens implantés en Picardie ne ressentent pas de contraintes fortes par rapport à l'emploi. Quelques tensions ponctuelles peuvent apparaître, notamment lorsque les implantations sont éloignées du lieu de résidence des employés. En effet, les logisticiens ont en partie recours à des emplois précaires ou peu qualifiés aux niveaux de salaires faibles et, face à l'augmentation des coûts de déplacement domicile – travail, les salariés ne sont pas prêts à réaliser quotidiennement des trajets de longues distances.

En certains lieux, la logistique a participé à la revitalisation économique de bassins d'emplois touchés par les restructurations industrielles. Des prestataires ont, par exemple, bénéficié d'aides à l'embauche de salariés issus de l'industrie.

Un dispositif de formation solide mais peu lisible

Le dispositif de formation en Picardie est complet puisqu'il permet de couvrir les métiers de la logistique du cariste d'entrepôt ou du préparateur de commandes jusqu'au bac+5 en management et ingénierie logistique.

La formation se répartit entre :

·         les écoles de formation de l'AFT ;

·         les centres de formation d'apprentis AFT (bac professionnel logistique, BEP logistique et commercialisation à Amiens) ;

·         les formations de l'Education Nationale (INSSET licence et mastère logistique à Saint-Quentin, IUT de Creil, bac professionnel logistique à Soissons, Méru et Péronne, BEP logistique et commercialisation, CAP agent d'entreposage).

A ce titre, la multiplicité des formations et des organismes dont elles dépendent entraîne un défaut de lisibilité pour un jeune en recherche d'orientation ou un actif désireux d'entreprendre une reconversion dans le secteur de la logistique.

La région Nord Pas-de-Calais met à disposition sur son "portail de la logistique" un moteur de recherche sur la formation

www.nord-logistique.com

Enfin, eu égard au développement programmé de la logistique, en lien avec le futur canal Seine-Nord-Europe[8], la Picardie, pour être compétitive, devra offrir à terme des compétences spécifiques dans la logistique du conteneur, compétences qui ne sont pas forcément enseignées aujourd'hui dans la région.

[6] Service économie, statistiques et prospective du MEEDDAT.

[7] Pour mémoire, on évalue l'ensemble des emplois du secteur "transport et logistique" (y compris emplois support) à environ 1,7 millions de salariés.

[8] Voir sur ce point les travaux de Voies Navigables de France.

le multimodal au service de la logistique ?

Une offre multimodale picarde limitée à moyen terme…

Les équipements multimodaux ne sont pas encore un critère déterminant dans les choix d'implantation logistique (les prestataires prennent en compte ce critère uniquement si l'appel d'offres du chargeur le stipule). Les prestataires pensent que la question de la desserte multimodale se posera avec acuité dans plusieurs années. Cette question risque de devenir cruciale sous l'effet de l'augmentation des coûts de transport routier.

Carte des gares fret desservies en 2003 (actualisation partielle à fin 2007, Fret SNCF n'a communiqué que pour la zone d'Amiens, en vert sur la carte les trafics arrêtés, barrés d'une croix rouge)

l'offre multimodale

Les chargeurs picards ont dû faire face à l'abandon de certains services de fret ferroviaire dans le cadre du redéploiement de Fret SNCF. La carte permet de juger, en partie, de l'importance des réductions de trafic, 16 gares ont cessé leur trafic fret depuis 2003.

Comme certaines gares fret ne sont plus desservies, la réorganisation du transport de fret ferroviaire signifie que la demande ne peut plus être satisfaite dans tous les bassins économiques de la région. Dans les faits, le transport non rentable de quelques wagons isolés n'est plus assuré en porte-à-porte .

Depuis la fermeture du chantier d'Amiens, il n'existe plus en Picardie d'offre en transport combiné conventionnel rail – route. Les 2 principaux chantiers combinés à proximité sont Noisy-le-Sec en Seine-Saint-Denis (130 km maxi par la route) et Dourges dans le Nord-Pas-de-Calais (100 km maxi par la route).

A l'horizon 2017, la région Ile-de*France projette sur Saint Mard, aux portes de la Picardie, une nouvelle plate-forme ferroviaire qui combinera une offre d'autoroute ferroviaire et de transport combiné classique.

Districhrono

Enfin, la Picardie accueille un service de transport de marchandises palettisées opéré par DISTRICHRONO entre Compiègne et Avignon. Ce service co-modal (route + rail) en "porte-à-porte" (transbordement des palettes du rail vers la route en pré et post-acheminement) est axé sur le transport de lots complets (33 palettes), principalement sur le segment de la grande distribution.

 

... mais un projet structurant : le canal seine nord europe

 

 

Alors que le grand gabarit fluvial est limité aujourd'hui au sud de l'Oise, jusqu'à Compiègne, le projet de canal Seine-Nord-Europe vise à relier, à grand gabarit, les bassins de la Seine et de l'Escaut. Avec cette liaison, la Picardie se retrouvera en temps de trajet à égalité depuis le port du Havre et les ports de la Mer du Nord (Anvers et Rotterdam).

Aujourd'hui, force est de constater que les Pays-Bas et la Belgique captent les implantations de centres de distribution européens et ont développé un véritable savoir-faire logistique dans le traitement des flux de conteneurs (reconditionnement, différenciation retardée de produits…).

 

A terme, la Picardie pourra bénéficier de cette infrastructure et de ses plates-formes multimodales associées de Noyon, Nesle et Péronne Haute-Picardie (qui proposeront, en sus des équipements portuaires et ferroviaires, environ 100 hectares de terrains pour la logistique) pour développer l'accueil d'une logistique exogène liée au traitement des flux conteneurisés.

Pour ce faire, il faudra intégrer l'offre picarde dans un réseau de 8 équipements existants ou à l'étude entre Gennevilliers et Dourges : Gennevilliers, Bruyères-sur-Oise, "Paris-Oise" (projet de l'Agglomération de la Région de Compiègne), Noyon, Nesle, Péronne, Cambrai-Marquion (projets VNF en lien avec SNE qui proposera 100 hectares dédiés à la logistique) et Dourges. A cela s'ajoutent les plates-formes du Port Autonome de Paris de Limay, Bonneuil-sur-Marne, Evry et Montereau. L'ensemble de ces équipements portera la capacité de traitement à plus d'un million de conteneurs Equivalent Vingt Pieds (EVP).

Ces différentes plates-formes existantes ou en projet ont pour vocation de développer l’hinterland (l'aire de marché) des ports maritimes en créant des espaces de massification à l’intérieur des terres.

 

Bibliographie

·         État du parc immobilier en France – OBLOG – 32 p décembre 2007

·         Étude sur l'évolution des plates-formes logistiques dans le Bassin Parisien – octobre 2007 - AVGPB - 13 p + cartes

·         L'essor de grandes zones logistiques accompagne la massification des flux routiers – SESP en bref n° 15 – mars 2007 – 4 p – Guillaume Wemelbeke, Henri Mariotte

·         L'emploi dans la fonction logistique en France – SESP en bref n° 16 – mars 2007 - 4 p Henri Mariotte

 

Pour en savoir plus

·         site ORT Picardie : www.ort-picardie.net

un éclairage sur les acteurs de la logistique

Le déroulement d'une opération logistique

La mise en œuvre d'une opération logistique est un travail de longue haleine impliquant des acteurs privés et publics et pouvant prendre plusieurs années. Le schéma ci-dessus, issu de travaux de la Délégation Interministérielle à l'Aménagement et à la Compétitivité des Territoires (DIACT), illustre l'imbrication des différents acteurs et leur intervention (du bas vers le haut du schéma) au cours d'une telle opération. Les descriptions qui suivent tentent de livrer une temporalité d'intervention à chaque acteur.

 

Dans le cas du développement d'un site logistique (tel que Paris-Oise) un aménageur, qui relève le plus souvent d'un acteur public, est désigné et suit le projet sur le long terme car il peut se passer plusieurs années entre l'étude prospective (étude d'opportunité, planification, concertation des collectivités territoriales…) et la viabilisation effective du site (raccordement aux réseaux d'énergie, aux infrastructures de transport routier, ferroviaire…).

Si l'opération consiste en l'implantation d'un établissement, le promoteur est en lien direct avec la collectivité territoriale ; la phase de concertation avec cette dernière et l'obtention des différentes autorisations (permis de construire et autorisations DRIRE) peut prendre de l'ordre de 1 an à 1 an ½.

Le promoteur intervient à court terme en tant que porteur de projet auprès des collectivités territoriales (par exemple, dans le cadre d'une opération isolée où il faut justifier du bien fondé de l'opération) et a un rôle de maîtrise d'ouvrage, il supervise la construction de l'entrepôt logistique. La construction proprement dite d'un entrepôt prend 6 à 8 mois.

L'investisseur est le financeur du projet et recherche avant tout la sécurité de ses engagements financiers à long terme. Il porte son attention sur les zones réputées dynamiques en matière de développement logistique, ce qui justifie parfois l'effet d'entraînement sur certains territoires.

L'opérateur est l'entreprise qui assure des prestations logistiques pour le compte d'un tiers communément appelé le chargeur qui, par contrat d'une durée moyenne de 2 à 3 ans, délègue tout ou partie de ses opérations. L'implantation d'un opérateur est donc sujette à des remises en cause au gré des contrats.

Le chargeur peut aussi être susceptible de traiter lui-même sa logistique (on parle alors de logistique en compte propre) ce qui, en règle générale, introduit un gage de durabilité de l'implantation.

 

Conception /: Interface transports & CODE

Mise en page – DRE