LA CONJONCTURE
DES TRANSPORTS EN PICARDIE
3ème trimestre 2007
Le
secteur des transports émet quatre gaz à effet de serre différents (CO2 ou
dioxyde de carbone, N2O ou protoxyde d'azote, CH4 ou méthane,
HFC ou hydrofluorocarbure), le principal étant le CO2 qui représente
à lui seul 95 % des émissions.

L'augmentation
de leur concentration dans l'atmosphère terrestre est à l'origine du
réchauffement climatique.
La
tonne équivalent CO2 est l’unité de mesure conventionnelle qui
permet de quantifier ensemble ces différents gaz à effet de serre en prenant en
compte leur durée de vie dans l’atmosphère et leur capacité à absorber les
rayons infrarouges.
De
21,4 % en 1990, la part des émissions de gaz à effet de serre du secteur
des transports dans les émissions nationales est passée à 26,5 % soit 147
Millions de tonnes équivalent CO2 en 2005.
Les
émissions de CO2 du secteur des transports se sont
élevées à 118,2 millions de tonnes en 1990, 140,9 millions de tonnes en 2004 et
139,5 millions de tonnes en 2005 inversant la tendance pour la première
fois entre 2004 et 2005.
Par
mode, le transport routier représente 93.5 % des émissions de CO2,
les véhicules particuliers 54,5 % de ces émissions, les poids lourds 27,2 % et
les véhicules utilitaires légers 17,6 %. Ces chiffres montrent que c'est sur le
transport routier que doivent d'abord porter les efforts de réduction
d'émission de GES.

A l'occasion de la mise
en service des vélos en libre service à Amiens en février 2008, l'ORT propose
un tour d'horizon des aspects de l'utilisation de vélos en ville.
Depuis la fin des années 90, le vélo n'est plus seulement
perçu comme un loisir ou un sport mais comme un mode de déplacement urbain.
Compagnon
de nos jeunes années et de nos premières autonomies de déplacement, puis
délaissé au profit de la voiture particulière parce que considéré comme désuet,
le vélo suscite aujourd'hui un regain d'intérêt en ville dans la mesure où il
permet de s'affranchir des encombrements de trafic et d'augmenter le rayon
d'action de ses utilisateurs. La bicyclette multiplierait par 12 le rayon
d'action du piéton.
Le
mouvement qui se dessine aujourd'hui, très visible au travers des systèmes de
vélo en libre service récemment apparus dans les grandes villes, ne suffit pas
à introniser la « petite reine » comme championne des modes doux. Sa
part modale reste encore souvent confidentielle de l'ordre de 1 à 2 % des
déplacements. L'Enquête Ménage Déplacements réalisée sur l'aire métropolitaine
lyonnaise en 2006 a révélé une part modale du vélo de 1,3 % alors que ce mode a
triplé sa part modale ente 1995 et 2005. La communauté urbaine de Lille
enregistrait en 2003 pour le vélo une part modale de 2 % recouvrant deux
tendances opposées, hausse d'utilisation au centre et baisse en périphérie.
Location, prêt ou libre service, les systèmes de vélo partagé se complètent et s'adaptent en fonction des périmètres, de leur densité et de leur géographie ou relief : hypercentre, couronne proche, couronne péri urbaine, banlieue. Diverses formules coexistent et les prestataires, associations ou entreprises fourmillent de propositions auprès des villes et agglomérations pour développer le bon système sur le bon territoire.
Avec
ses vélos jaunes à La Rochelle en 1976, Michel Crépeau a été le précurseur des
systèmes organisés de mise à disposition gratuite de vélos pour les habitants.
L'idée fut reprise à Rennes en 1998.
L'engouement
pour le vélo s'est réveillé à Lyon en 2005 et a explosé en 2007. Une dizaine de
villes ou agglomérations ont initié ou renforcé un programme de Vélo en Libre
Service pour lequel le seuil de faisabilité se situerait entre 100 000 et 150
000 habitants.
En dehors des VLS, plusieurs agglomérations ont créé des dispositifs simples et peu coûteux de prêts de vélos à moyen ou long terme dont les premiers clients sont les salariés et les étudiants. La « visibilité » des VLS a aussi incité les habitants à re-sortir leur propre vélo dans la mesure où l'espace à domicile n'est pas contraint et permet de garer un vélo sans complications. Le balcon au 5ème étage d'un immeuble sans ascenseur peut être rédhibitoire pour le choix du vélo.
Le
vélo peut constituer un maillon de l'intermodalité en favorisant le rabattement
des voyageurs sur les gares ou les pôles d'échanges dans la mesure où les
services et les stationnements sont pensés pour cet usage. Des parcs de
stationnement gardés et accessibles aux abonnés 24h/24h, des consignes à
proximité des gares, des locations de vélos et/ou de stationnement associées à
un abonnement TER, la SNCF et les Régions développent des stratégies
différentes en ce qui concerne l'accueil des vélos sur les grandes lignes ou
sur les TER. Cette intermodalité concerne aussi les transports urbains et
interurbains.
Deux
voies de recherche sont en cours sur le potentiel de complémentarité
intermodale que peut jouer la bicyclette en zone rurale (Predit) et en banlieue
(club des villes cyclables).
Pour
développer une politique cyclable, les villes doivent prévoir des aménagements
pour rendre la vie plus facile et plus sûre aux utilisateurs. Les aménagements
spécifiques de pistes cyclables sont justifiés en zones peu denses, en
périphérie ou aux abords d'établissements générateurs de trafic.
Les
zones plus denses et les centres villes sont appelés à partager leur voirie par
le biais de zones 30, de contresens (rue à sens unique cyclable dans les deux
sens) et de modération de la circulation. La mixité de flux
« apaisés » est considérée comme une solution à encourager.
Le
poids croissant des usagers reste le meilleur argument pour convaincre les
villes ou agglomérations de prendre en compte les besoins des cyclistes. Si la
communauté urbaine de Strasbourg enregistre aujourd'hui une part modale de 20 %
, c'est le résultat de 20 années de pratique et d'expérimentations appuyées par
des associations et des élus motivés par la pratique du vélo.
Pour
enfourcher son destrier, le cycliste veut être certain de pouvoir le
« garer » en toute sécurité et de le retrouver pour le retour. Les
arceaux de stationnement en surface, les parkings à vélo, les consignes, le
gardiennage, les services d'entretien et de réparation, les bornes
informatiques nécessitent une coordination entre les services chargés de la
voirie et des transports.
Le
choix des emplacements induit par un maillage de 3 à 400 mètres est déterminant
pour convertir le piéton ou l'automobiliste en cycliste.

Parc
de stationnement vélo en Chine
A Amiens, 313 vélos en libre
service ont été déployés en février 2008 dans les 26 stations de l'hypercentre
distantes de 300 m les unes des autres. Ils sont destinés aux courts trajets au
cœur de la ville là où la densité de population dépasse les 26 habitants à
l'hectare.
Un service de location
de vélo moyenne ou longue durée existe déjà à Amiens. Véloservice propose des
services de réparation ou de gardiennage. Il a aussi pris l'initiative de
lancer une vélo-école permettant de prendre l'assurance nécessaire pour rouler
en ville. Son activité est complémentaire de celle du Velam.
FUBICY – Fédération Française des usagers de la bicyclette
Club des villes cyclables
CERTU - guides et fiches concernant les aménagements cyclables

La baisse de 9 % par rapport au 2ème trimestre 2007 atteint 10 % si l'on compare au 3ème trimestre 2006. Sur 12 mois, on constate une stabilité des tonnages transportés.
Les matériaux de construction représentent la quasi totalité des 333 000 t transportées en interne ce trimestre.
En retrait de 19 % sur le 2ème trimestre, ces flux restent cependant parmi les plus soutenus des 3 dernières années.
Les échanges s’établissent à 390 000 t, les sorties représentant 73 % de l’activité.
Par type de produits, on remarque une stabilité en tonnage avec le 2ème trimestre, en expéditions comme en arrivages.
Les tonnages traités en
international s’établissent autour de 345 000 t dont 56 % à l'export.
Sur 12 mois, la baisse de 6 % est imputable aux exportations comme aux importations avec une dégradation plus forte sur les importations.

Le volume transporté par Fret SNCF progresse de 2,2 % par rapport au 3ème trimestre2006.
Le trafic Fret SNCF sur la
Picardie au troisième trimestre 2007, enregistre une hausse de 5 % comparée à
la même période de l’année 2006.
En global, le
volume transporté en produits agricoles est équivalent à celui du 3ème
trimestre 2006 avec un retrait des céréales.
Le trafic des
matériaux de construction et produits de carrière progresse de 10 points.
Le transport
des produits de grande consommation recule de 6 % essentiellement dans les
boissons.
Bonne tenue des
produits chimiques qui augmentent de 30 % grâce à la montée en puissance de
l'acheminement des bio-carburants.
Équilibre dans le transport des produits sidérurgiques.