LA CONJONCTURE
DES TRANSPORTS EN PICARDIE
3ème trimestre 2005
§ La
politique de modernisation du parc de matériel roulant en Picardie
La Picardie est la 5ème région
par le trafic TER généré (35 000 voyageurs par jour). Selon Ville et Transports magazine, au palmarès 2005 des TER la
Picardie se classe au 2ème rang des régions pour la part du matériel
neuf, au 6ème rang pour l’évolution de la fréquentation et au 8ème
rang pour l’évolution de l’offre.
Le matériel roulant est une
des problématiques lourdes de la compétence ferroviaire, non seulement en
raison de ses implications techniques mais aussi financières.
Dès 1998, les services du
conseil régional ont travaillé en commun avec la SNCF à la mise au point d’un
audit du matériel roulant en se préoccupant à la fois de l’état actuel et des
besoins de renouvellement. C’est sur la base de cet audit qu’ont été lancés,
dès 1999, les principaux programmes de modernisation et d’acquisition de
matériel.
Cette démarche permet
ainsi aujourd’hui à la région Picardie
de disposer d’une vision prospective couplée à une démarche de programmation.
Une région, en effet, ne peut se permettre – compte tenu des enjeux financiers
– de mener des programmes de modernisation du parc roulant sans avoir une
vision claire des besoins à 20 ans.
Une des attentes forte et
légitime des usagers du train, est de bénéficier dans les meilleurs délais de
matériel roulant rapide, fiable et confortable.
Qui plus est, le Transport Express Régional (TER) picard doit s’adapter aux différentes facettes du territoire : alors que du matériel de 80 places est amplement suffisant au nord de la Région, ce sont des rames de 1 400 places qui s’avèrent nécessaires pour acheminer vers Paris les « migrants » quotidiens domicile-travail. Dès lors, les commandes de matériel neuf doivent faire appel aussi bien à des autorails monocaisses qu’à des rames à deux niveaux de 5 caisses.
Un
objectif double
Le matériel est une des
composantes essentielles du transport collectif, avec bien entendu la qualité des
dessertes et le confort des gares et points d’arrêts.
L’objectif poursuivi est
double :
·
Achever
la rénovation de la totalité du matériel ancien pour la fin d’année 2005
·
Réduire
sensiblement la moyenne d’âge du matériel roulant en passant en dessous de la
barre des 18 ans d’ici 2010
Compte tenu de tous les
travaux engagés et des commandes déjà passées, on peut considérer que cet
objectif sera atteint dans les délais fixés. Le parc entièrement rajeuni et
complété de matériel neuf contribuera ainsi largement au regain d’attractivité
du TER.
Rénovation
de l’ancien et choix du neuf
La modernisation du parc de
matériel roulant s’appuie sur deux volets :
·
La
rénovation du matériel ancien : le but est de procéder, si possible, à
l’occasion des révisions mécaniques menées par les ateliers de la SNCF, à un
changement complet des aménagements intérieurs (sièges, ambiances colorielles,
matériaux, création d’espaces vélo et d’espaces PMR…) mais aussi des livrées
extérieures (mise aux couleurs du TER). Tout le matériel hérité lors du
transfert de compétences est entièrement rénové aujourd’hui.
·
L’acquisition
de matériel neuf : il s’agit d’enrichir progressivement le parc existant
avec du matériel neuf, confortable et climatisé, allant du mono-caisse aux
pentacaisses. A ce jour, les matériels commandés concernent les automoteurs X.
72 500 tri-caisses, les autorails monocaisses X.73 500, les autorails grande
capacité tricaisses (AGC) et enfin les TER2N NG pentacaisses et quadricaisses à
deux niveaux, de manière à répondre à la variété des besoins du réseau picard.
Bilan
Compte tenu des efforts
engagés, près de 100 % du parc ancien est désormais rénové et ce sont 56
automoteurs ou automotrices qui sont en commande ou d’ores et déjà en service.
Le tableau ci-dessous récapitule
les opérations de modernisation et acquisition envisagées.
|
opérations
d'acquisition |
M€ |
opérations
de rénovation |
M€ |
||
|
1986 |
11 rames réversibles régionales |
15,00 |
1992/1996 |
11 RRR |
1,05 |
|
1999 |
5 autorails monocaisees X 73500 |
7,10 |
1992/1996 |
20 autorails X 4630 |
8,5 |
|
2000 |
6 automoteurs tricaisses X 72500 |
30,60 |
1999/2000 |
20 autorails X 4500 |
3,05 |
|
2001 |
8 automotrices TER 2N NG (5 caisses) |
92,60 |
1999/2001 |
29 Voitures Omnibus à 2 Niveaux |
3,52 |
|
2001 |
7 autorails monocaisses X 73500 |
10,50 |
1999/2001 |
6 Rames Inox Omnibus |
2,55 |
|
2001 |
15 autorails Grande Capacité |
64,00 |
2000/2001 |
modernisation légère 20 X 4630 |
0,46 |
|
2003 |
9 autorails Grande Capacité |
38,04 |
2001/2004 |
modernisation lourde 11 Rames Réversibles |
5,6 |
|
2005 |
6 automotrices TER 2N NG |
57,00 |
2002/2004 |
modernisation légère 3 X 4500 |
0,33 |
|
|
|
314,84 |
2001/2004 |
modernisation 10 voitures Corail |
0,312 |
|
|
|
315
M€ |
|
|
25,4
M€ |

Le 100ème
Autorail Grande Capacité Bombardier est arrivé en Picardie le 6 octobre 2005
L’arrivée du 100ème
AGC Bombardier en Picardie, correspond au dixième exemplaire appelé à sillonner
la région sur les 24 qui d’ici 2010 seront mis en service sur l’ensemble des
lignes picardes non électrifiées.
L’OPINION DES
TRANSPORTEURS ROUTIERS DE MARCHANDISES
|
*
Le niveau d'opinion des transporteurs
régionaux est mesuré par l'écart entre les opinions positives et les
opinions négatives (situation excellente : soleil, situation moyenne ou
défavorable nuages et pluie) **
les évolutions indiquent la tendance de ce
solde comparé à celui de l'enquête précédente ***
question non posée |
QUESTIONS |
3èmer
TRIMESTRE 2005 |
4ème
TRIMESTRE 2005 Prévisions |
|||
|
|
|
Niveau * |
Evolution ** |
Evolution ** |
||
|
SITUATION DES ENTREPRISES |
TRESORERIE DELAIS
DE PAIEMENT ACHAT
DE VEHICULES EFFECTIFS CONDUCTEURS
|
|
|
*** ***
|
||
|
TRAFIC INTERIEUR |
ACTIVITE urbain transports < 200 km transports > 200 km Prix
transports > 200 km |
|
|
*** |
||
|
TRAFIC INTERNATIONAL |
ACTIVITE UTILISATION
DES VEHICULES |
|
|
*** |
||
LE TRANSPORT INTERIEUR
Les entreprises comptant moins de 20 salariés
affichent une activité en retrait par rapport au 2ème trimestre pour
la distribution urbaine et la zone courte et en légère hausse pour la zone
longue. Curieusement, pour ces entreprises, les avis sont également répartis
entre les 3 mois d’été en ce qui concerne le mois le plus actif.
Les entreprises comptant plus de 20 salariés
amorcent un léger redressement sur les 3 segments du marché : distribution
urbaine, zone courte et zone longue. Pour ces entreprises septembre est
considéré comme le mois le plus actif.
Pour le 4ème
trimestre, les deux catégories d’entreprises anticipent une légère hausse mais
le solde d’opinion reste à un niveau bas.
LE TRANSPORT INTERNATIONAL
Le
nombre de réponses concernant l’activité internationale des entreprises étant
plus faible les résultats proposés sont à prendre avec prudence.
Ce
sont les entreprises plus importantes qui effectuent du trafic international.
Leurs avis évoquent au mieux une stabilité sur les trafics
réalisés
avec les pays limitrophes : Belgique, Allemagne, Pays bas.
Les
soldes d’opinion se situent à un niveau bas mais les orientations pour le 4ème
trimestre sont à la hausse.
LES CONDITIONS D’EXPLOITATION
Les opinions sur la situation de trésorerie et sur les délais de paiement, aux plus bas niveaux de l’enquête, se dégradent encore. L’opinion relative aux prix est en contrepartie mieux orientée.
REMARQUE
Les entrepreneurs sont
moins nombreux à considérer le climat économique comme mauvais 68 % contre 86 % le trimestre précédent.
Les
motifs d’inquiétude avancés par les professionnels sont nombreux. Le prix du
carburant reste la préoccupation la plus citée.
Un
tiers des entrepreneurs ayant répondu envisage l’embauche de conducteurs tout
en regrettant la pénurie et le manque de motivation des candidats.
Les
entreprises ont du mal à se situer dans le grand marché européen.
LA
CONJONCTURE DU TRANSPORT FLUVIAL
Activité en hausse pour le troisième trimestre 2005
avec un résultat de + 6 % sur 12 mois glissants. Les transports de matériaux et
de céréales ont augmenté en tonnage.
Transport inter-régionalEn inter-régional, les échanges s’établissent autour de 460 000 t avec 60 % pour les entrées et 40 % pour les sorties. Le recul constaté dans les sorties depuis 3 trimestres est compensé par la hausse des entrées.
Après un premier trimestre ayant enregistré
le score habituel de 100 000 t, les 2ème et 3ème
trimestre accentuent la hausse constatée en 2004.
Transport international :
Les tonnages traités en international
s’établissent autour de 425 000 t dont les 2/3 à l’export. On note une hausse continue
des exportations pour le 5ème trimestre consécutif.
LA CONJONCTURE DU TRANSPORT FERROVIAIRE
Le volume transporté par la
SNCF est en recul de 8 % pour le 3ème
trimestre 2005 comparé au 3ème trimestre de l’année précédente. Ce
recul s’explique par la mise en œuvre du plan fret qui se concentre sur des
flux massifiés.

Le trafic fret ferroviaire en Picardie, au 3ème trimestre 2005, affiche une baisse de 19 %
comparé à la même période de l’année 2004. Les récoltes céréalières abondantes
en 2004 ont rendu les ventes difficiles et généré des stocks de produits
importants à proximité, diminuant ainsi les échanges. En revanche, le stockage
du sucre dans des silos étrangers a favorisé le transport ferroviaire.
Le développement du trafic de déchets permet de
dynamiser les résultats mais ne permet pas de retrouver le volume que
représentaient la construction de la ligne nouvelle pour le TGV Est et les
autres gros chantiers routiers.
Il n'existe pas actuellement de traitement des données,
à partir de l'enquête permanente sur les transports routiers de
marchandises (TRM), au niveau régional. C'est pourquoi le présent document
ne présente pas de statistiques sur la route comme il le fait pour le fer
et la voie d'eau.
Directrice de la
publication :
Michèle JOIGNY
Réalisation -
impression :
Direction Régionale de
l'Equipement de Picardie
ISSN : 1297-677