LA CONJONCTURE
DES TRANSPORTS EN PICARDIE
2ème trimestre 2007
Le Président de la
République s’était engagé à placer le développement durable au cœur de ses
priorités. La création du MEDAD en est la réalisation concrète.
Le
nouveau Ministère s’articule autour de 5 pôles :
·
La
lutte contre le changement climatique et la politique de l’énergie
·
Le
transport, les reports modaux et les infrastructures
·
La
biodiversité et les ressources naturelles
·
L’aménagement
durable de l’espace
·
La
prévention des risques naturels, technologiques et sanitaires
Le
nouveau ministère rassemble les services de l’Écologie et du développement
durable, de l’Habitat et des transports, des Politiques énergétiques et de
l’Aménagement du territoire.
« Il
faut intégrer le développement durable au cœur de toutes nos politiques ».
Le premier rendez-vous étant le Grenelle de l’Environnement au mois d’octobre,
six groupes de travail travailleront chacun sur un thème :
·
La
lutte contre le changement climatique
·
La
préservation de la biodiversité et des ressources naturelles
·
L’instauration
d’un environnement respectueux de la santé
·
L’adoption
de modes de production et de consommation durables
·
La
construction d’une démocratie écologique
·
La
promotion des modes de développement écologique favorables à la compétitivité
et à l’emploi
Les
groupes de travail sont composés de 40 membres répartis en 5 collèges de 8
membres. Ces collèges ont pour vocation de représenter tous les acteurs du
développement durable : l’État, les collectivités locales, les ONG, les
employeurs et les salariés.
Après la consultation du grand public et des acteurs
locaux, des assises régionales, une négociation se tiendra dans la 2ème
quinzaine d’octobre et débouchera sur une batterie d’actions concrètes
« La force d’une
société se mesure à l’attention qu’elle porte aux plus faibles de ses
membres ».
La loi pour l’égalité
des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées,
pose le principe d’une accessibilité généralisée à mettre en œuvre
progressivement pour que le concept même d’accessibilité devienne
« naturel » à tous les acteurs de la cité.
L’article 45 de la loi
pose le principe de la continuité de la chaîne du déplacement qui comprend le
cadre bâti, la voirie, les aménagements des espaces publics et leur
intermodalité.
La loi dispose que dans
un délai de dix ans à compter de sa publication, les services de transports
collectifs devront être accessibles aux personnes handicapées et à mobilité
réduite.
Selon les dispositions
de cette même loi, la démarche de mise en accessibilité de ces services doit
être engagée par l’élaboration de schémas directeurs d’accessibilité des
services de transport à la charge des autorités compétentes pour
l’organisation du transport public, qu’il s’agisse des autorités responsables
des services de transports urbains, des conseils généraux pour les services
d’intérêt départemental ou des conseils régionaux pour les services routiers ou
ferroviaires.
La directive du 13 avril
2006 de la Direction Générale de la Mer et des Transports apporte des éléments
utiles pour la mise en œuvre des dispositions de l’article 45.
Trois outils de
planification et une instance d’évaluation participent à la démarche.
Le schéma directeur
élaboré en concertation avec les usagers au premier rang desquels les
bénéficiaires de ces mesures et les autres autorités organisatrices :
·
Définit les modalités de mise en accessibilité des
différents types de transport
·
Établit les éventuels cas de dérogation et définit
alors les services de substitution qui seront mis en œuvre dans le délai de 3
ans à compter de l’approbation du schéma directeur
·
Établit la programmation des investissements à
réaliser et des mesures d’organisation à mettre en œuvre dans le délai de 10
ans
·
Prévoit les conditions de mise à jour dans
les cas où des évolutions technologiques permettraient des solutions aux
impossibilités techniques avérées.
Le plan de mise en accessibilité de la voirie et
des espaces publics est élaboré à l’initiative du maire ou du Président de
l’Etablissement Public de Coopération Intercommunale compétent et porte sur les
dispositions susceptibles de rendre accessible aux personnes handicapées ou à
mobilité réduite l’ensemble des circulations piétonnes et des aires de
stationnement automobile dans la commune ou sur le territoire de l’EPCI.
Ce document doit le cas échéant, déterminer le
programme des travaux de mise en accessibilité, fixer les délais de
réalisation, prévoir des mesures concernant le respect des règles de
stationnement, rappeler les bonnes pratiques en matière de signalisation des
obstacles au déplacement.
L’annexe accessibilité au plan de déplacements
urbains fait partie intégrante du plan de déplacements urbains lorsqu’il
existe afin d’éviter la juxtaposition de documents différents et d’assurer une
meilleure cohérence entre deux documents de planification et une coordination
renforcée entre les aménagements de voirie et des espaces publics et l’accessibilité
des services de transport.
La commission
communale ou intercommunale pour l’accessibilité aux personnes handicapées
est obligatoire pour les communes de plus de 5 000 habitants et les communes
ayant adhéré à un EPCI compétent en matière de transport ou d’aménagement de
l’espace lorsque la population atteint 5 000 habitants.
La commission :
·
dresse un constat de l’état d’accessibilité du
cadre bâti existant, de la voirie, des espaces publics et des transports
·
organise le recensement des logements accessibles
· établit un rapport annuel et fait toute proposition utile d’amélioration et de mise en accessibilité de l’existant. Ce rapport peut ainsi comporter des propositions de programmes d’action, une évaluation et un suivi des réalisations, un bilan des résultats obtenus.
1.
La concertation
La loi prévoit plusieurs
instances qui comprennent en leur sein des représentants des associations de
personnes handicapées : le comité des partenaires du transport public, les
comités de ligne, la commission communale ou inter-communale
d’accessibilité. Le travail mené en concertation devra permettre de faire
émerger un consensus sur les demandes tenant compte des différents types de
handicap et d’instaurer un climat de confiance qui perdure.
2.
L’information et la communication
L’ensemble des usagers a
le droit d’être informé sur l’offre de transport et les modalités de son
utilisation (article 2 de la Loti). L’information sur les réseaux, les
horaires et la tarification doivent donc être accessibles.
L’usage des NTIC, en
tenant compte des différents types de déficience, facilitera l’accès aux
services et réseaux de transport (l’article 47 de la Loi 2005-102 stipule que
« les services publics de communication en ligne doivent être accessibles ».
3.
L’intermodalité
Pour garantir
l’intermodalité, il est fondamental que les autorités organisatrices se
coordonnent pour trouver des solutions ensemble et assurer un équilibre du
territoire.
L’ORT Picardie a inscrit
à son programme une étude sur l’accessibilité des transports collectifs urbains
et interurbains aux personnes à mobilité réduite en Picardie.
Cette étude co-financée
par l’Etat et la Région pour laquelle la région assure la maîtrise d’ouvrage a
pour objectif de réaliser le diagnostic de l’accessibilité des réseaux urbains
et inter-urbains picards en mesurant la cohérence et la complémentarité des
réseaux de transport et de préconiser des actions dans le cadre du futur schéma
régional d’accessibilité en tenant compte de l’orientation des acteurs du
transport collectif. L’étude sera mise en ligne sur le site de l’ORT en
novembre.
Le centre d'appel dédié
aux personnes handicapées, situé à Longueau, gère le service Accès + lancé le 1er
mars 2007. Ce nouveau service gratuit permet aux personnes handicapées de mieux
préparer chaque étape de leur voyage.
Pendant leurs
déplacements ferroviaires de leur arrivée en gare de départ jusqu’à leur
destination, la SNCF prend en charge les personnes handicapées notamment pour
les correspondances ferroviaires.
La Picardie sera
concernée par ce service au début de l’année 2008.
13 gares de la région
(Abbeville, Amiens, Beauvais, Château-Thierry, Compiègne, Creil, Laon, Saint-Quentin,
Tergnier, TGV Haute Picardie, Chauny, Hirson et Soissons) pourront bénéficier
du service.

Imprimerie Nanterre
MEDAD/DGPA

Après le retrait du 1er trimestre, l'activité fluviale reprend. La forte hausse constatée ce trimestre ne suffit pas pour relever la tendance annuelle qui est de 1 %.
Les matériaux de construction représentent la quasi totalité des 410 000 t transportées en interne ce trimestre.
En très forte hausse, ces flux atteignent la valeur la plus forte depuis trois ans.
Les échanges s’établissent à 353 000 t, les sorties représentant 72 % de l’activité.
Par type de produits, on remarque une stabilité avec le 1er trimestre en tonnage et en expéditions ou arrivages.
Les tonnages traités en
international s’établissent autour de 407 000 t dont 65 % à l'export.
Sur 12 mois, la hausse de 2 % est cependant imputable aux importations.

Le volume transporté par Fret SNCF progresse de 3 % par rapport au 2ème trimestre 2006.
Le trafic fret SNCF sur la Picardie, au 2ème
trimestre 2007, enregistre une hausse de 13 % comparée à la même période de
l’année 2006. Les bons résultats du trafic des produits agricoles et des
produits sidérurgiques, permettant cette progression.
On note également la montée en puissance du transport des biocarburants. Stabilité dans les matériaux de construction.